Vieille-Europe

Le chemin de fer helvétique de mon enfance ressuscité en Tinplate 0

14
Mars
2026
14:15 PM

Inverseurs de marche à surtension télécommandée des Locomotives BUCO 314

Introduction:

Entre 1949 et 1957, BUCO a produit les splendides locomotives du type 304, munies d’un inverseur de marche manuel et semi-automatique à coupure de courant. A partir de 1953, les locomotives 314, munies par contre du fameux inverseur BUCOMATIC à surtension télécommandée depuis le transformateur (voir le chapitre dédié au fonctionnement en détail de ces locomotives) ont à leur tour été produites, ceci également jusqu’en 1957.

Constatations relatives au fonctionnement de ces deux types d’inverseur de marche:

Le fonctionnement de l’inverseur de marche manuel et semi-automatique à coupure de courant des locomotives BUCO des types 301 et 304 a généralement très bien fonctionné; par contre, l’inverseur BUCOMATIC présentait parfois quelques irrégularités dans son fonctionnement. En effet, lorsque l’opération d’inversion avait été activée, le triangle cranté, servant à l’entraînement de la roue à rochets actionnant à son tour le cylindre horizontal multi-contacts, ne revenait pas toujours à la position horizontale neutre; de ce fait, il devenait alors impossible de poursuivre les changements de sens de marche nécessaires au divers mouvements avant/arrière des locomotives, ainsi qu’au service de la manoeuvre des trains. Suite à plusieurs essais non satisfaisants, il m’est tout-à-coup venu à l’idée de très légèrement imbiber le moyeu du triangle cranté avec de l’essence hyper pure pour l’alimentation des briquets (marque ZIPO), qui peut s’obtenir dans la plupart des kiosques); ce fut Alfred, mon ami ferrovipathe fribourgeois, qui me conseilla en son temps d’utiliser cette essence, notamment pour le nettoyage des divers contacts électriques, ainsi que les lamelles des collecteurs de l’induit des moteurs de traction. Le résultat obtenu ne se fit pas attendre, dès lors que le fonctionnement devenait parfait, le triangle cranté se mettant immédiatement en position horizontale neutre au moyen du ressort de rappel, dès que l’inverseur fut manuellement activé, triangle donc prêt à fonctionner pour la prochaine commande.

Il faut toutefois constater que les locomotives BUCO 314 n’ont hélas jamais été munies d’une commande manuelle auxiliaire d’appoint, comme c’est par contre le cas sur les locomotives HAG 1946, 1101 et 11852, ainsi que par exemple sur les véhicules-moteurs MAERKLIN, alors équipés des inverseurs de marche des types “65” et “66”; à ce sujet, les anciens modèles HO de MAERKLIN étaient également munis d’une commande manuelle auxiliaire extérieure. C’est la raison pour laquelle j’ai commandé deux tringles pour locomotives BUCO 304 et les ai ensuite soudées sur la partie centrale mobile de l’inverseur BUCOMATIC. Le tour est ainsi pleinement joué à mon entière satisfaction. De ce fait, en raison de la puissance quelque peu limitée du transformateur BUCO 5611 (25 Watts et avant tout prévu pour les véhicules-moteurs HO), la télécommande par surtension ne fonctionne pas toujours régulièrement.

Modifications relatives à l’exploitation :

L’installation d’une commande manuelle auxiliaire sur l’inverseur de marche BUCOMATIC de mes deux locomotives BUCO 314, commande placée selon le même schéma que celui appliqué sur ma locomotive « 409 » (ex BUCO 304, voir le chapitre « Une locomotive hors normes »), constitue désormais la présence d’une paroi frontale « avant » avec ses deux feux blancs frontaux ordinaires, alors que la paroi frontale « arrière » a reçu sa commande manuelle auxiliaire, d’où l’obligation pour ces locomotives de ne tracter les divers convois qu’avec la face frontale « avant » en tête ; ainsi, afin de respecter le Règlement suisse des signaux du 1 mai 1947, la face frontale « arrière » a été munie du côté droit d’un feu rouge fonctionnel sous la forme d’une ampoule colorée, feu rouge à son tour surmonté de la cible de queue « de jour » aux couleurs alternatives rouge et blanche en diagonale, signal de queue qui, notamment lors d’une course haut-le-pied en pleine voie, respecte dès lors totalement la page 43 du Règlement en question ; par contre, le feu blanc de gauche de la face « arrière » a été désactivé en isolant le culot de l’ampoule.

Désormais, trois locomotives appliquent ce système, soit : HAG 1101, BUCO 314 renumérotée 10805 et BUCO 314 renumérotée 10811. Les quatre autres locomotives du réseau, soit : 409 (ex BUCO 304), ainsi que les RS 65/13050, RS 66/12910 et RS 66/12920 de MAERKLIN, ne sont par contre munies que des signaux de queue avec cible « de jour », ceci du fait qu’elles ne sont pas équipées de feux fonctionnels sur leur face frontale « arrière ». Par contre, en ce qui concerne la 409, le feu rouge n’est que factice et donc peint à cette couleur.

Communication importante:

La firme BUCO-Bauma ayant récemment cessé son activité, les collectionneurs et exploitants de réseaux parcourus par du matériel roulant Tinplate 0 des marques suisses BUCO, ERNO, HAG et RESAL, des firmes allemandes telles que MAERKLIN, BING et DOLL, des enseignes françaises comme AS l’Emboutissage, JEP et HORNBY, ainsi que de la marque BIAGGI à Milan, etc., seront tôt ou tard confrontés au problème des pièces de réserve en tous genres, afin de garantir la maintenance d’une exploitation la plus efficace possible de leur installation ferroviaire. C’est la raison pour laquelle, figurent ci-dessous quelques bonnes adresses suisses, soit:

• le site Internet suisse “Amiba-shop.ch”, chapitre “Ersatzteile” (pièces de réserve)
• le site Internet suisse “Blech-und Guss.ch” pour des renseignements généraux
• l’adresse de Peter Wülser, Blumenweg 5 à 6110 Wolhusen LU, fournisseur de matériel Tinplate 0
• les diverses bourses aux jouets, où quelques exposants détiennent un stock de certaines pièces de matériel en Tinplate 0
• les détenteurs de matériel Tinplate 0 qui accepteraient de se séparer de certaines de leurs pièces de réserve.

Les cinq indications ci-dessus vous permettraient donc d’acquérir les pièces de réserve parmi les plus importantes, soit les pantographes, les balais de collecteur d’induit, les ampoules, les tampons, les crochets d’attelage, etc.); par contre, certains éléments, propres à ces anciennes marques, ne se retrouvent plus que très rarement voire carrément difficilement, soit entre autres les composants des inverseurs de marche manuels et semi-automatiques à coupure de courant, qui équipaient notamment les véhicules-moteurs MAERKLIN avec leurs inverseurs des types “65” et “66”, BUCO avec les inverseurs montés sur les locomotives 301 et 304, HAG en ce qui concerne les locomotives 1946, 1101 et 11852, etc.

Ci-après quelques photographies explicites.

image1

Après éloignement de la toiture, voici le positionnement de la tringle horizontale fixée à l’arrière de la partie centrale mobile de l’inverseur, permettant ainsi d’entraîner manuellement le triangle cranté qui, à son tour, entraîne la grande roue à rochets couplée à un engrenage d’extrémité fixé sur le cylindre horizontal multi-contacts, cylindre qui effectue un quart de tour à chaque manipulation de la tringle de commande. C’est donc à l’arrière du triangle cranté pivotant au premier plan, ou apparaît son moyeu, que l’essence ZIPO a été injectée; à l’arrière plan, sous la tige centrale, apparaît le ressort de rappel, légèrement visible à droite de la photographie


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Conformément au Règlement suisse des signaux du 1 mai 1947, voici la façon dont doit être présenté le signal de queue en position de jour ; la lanterne, munie de son disque rouge, demeure éteinte ; de nuit, la lanterne correspondante est bien évidemment enclenchée et le feu rouge apparaît alors parfaitement éclairé


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Vue extérieure de l’une de mes deux locomotives BUCO 314, renumérotée 10805 par mes soins; au centre au-dessus de la petite fenêtre centrale, le bouton d’extrémité de la tige horizontale, destiné à la commande désormais uniquement manuelle de l’inverseur de marche. A droite, en marche haut-le-pied en pleine voie, le feu rouge, surmonté de la cible « de jour » est donc sous tension ; bien évidemment la deuxième locomotive 314, renumérotée 10811, a bénéficié d’une semblable amélioration. Par contre, de jour comme de nuit, en pleine marche, le feu rouge demeure bien évidemment alimenté


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Voici réunies à titre d’exemple les locomotives ayant bénéficié de ces améliorations conformes au Règlement ; de gauche à droite, la 409, dont le feu rouge a par contre été peint (feu factice non fonctionnel issu d’une 304 BUCO), puis la BUCO 314 renumérotée 10805 et enfin la 1101 de HAG, toutes deux munies d’un feu rouge fonctionnel. La 10811, qui a reçu les mêmes attributs que la 10805, n’est pas présente dans cette prise de vue