Confection et application de plaque de dépôt sur mes locomotives
Introduction :
Tout en veillant à toujours respecter le style ferroviaire « Tinplate 0 », lorsque j’ai terminé la sublimation de mes locomotives BUCO du type 314 L, renumérotées par mes soins en 10805 et 10811, à droite sur les longerons latéraux du châssis, j’ai immédiatement confectionné et appliqué les plaques de dépôt les concernant, soit : 10805 = ERSTFELD et 10811 = BELLINZONA. Désormais, toutes mes locomotives sont munies de ces fameuses plaques, soit : RS 65/13050, RS 66/12910 et RS 66/12920 de MAERKLIN, 1101 de HAG et 409 (ex BUCO 304). Dans la réalité, jusqu’aux locomotives CFF du type Ae 4/7 en 1935, les plaques de dépôt étaient en laiton naturel, alors que les noms des dépôts y figuraient « en creux », en majuscules à la couleur noire ; dès les véhicules-moteurs Am 4/4 1001 et 1002, Ae 8/14 11852, RFe 4/4 601 à 603, Am 4/6 1101, Ae 4/6 10801 à 10812 et suivantes jusqu’à nos jours, locomotives Re 6/6 comprises, les plaques étaient désormais en aluminium en lieu et place du laiton ; actuellement, par suite de la banalisation des véhicules-moteurs sur l’ensemble des lignes CFF, les plaques de dépôt ont hélas disparu des locomotives actuelles, ne figurant par contre plus que sur les véhicules-moteurs historiques.
Mise en service des plaques de dépôt :
Afin de me rapprocher le plus près possible de la réalité de jadis, j’ai scrupuleusement appliqué les précisions parues dans le célébrissime ouvrage ferroviaire de l’ingénieur électricien émérite, Feu Hans SCHNEEBERGER, livre imprimé en langue allemande et intitulé « Les véhicules-moteurs électriques et Diesel des CFF, période 1904 – 1955 ». Voici donc ci-après les dépôts choisis pour mes locomotives :
| Description des modèles | Attribution des locomotives réelles | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 409 | (ex BUCO 304) : | « Re 4/4 » | Dépôt de LAUSANNE, | de 1957 à 1959 | |
| 1101 | (HAG) : | « Am 4/6 » | Dépôt de BASEL, | en 1945 | |
| 10805 | (ex BUCO 314) : | « Ae 4/6 » | Dépôt d’ERSTFELD, | de 1941 à 1948 | |
| 10811 | (ex BUCO 314) : | « Ae 4/6 » | Dépôt de BELLINZONA, | de 1948 à 1983 | |
| 12910 | (MAERKLIN) : | « Ae 3/6 I » | Dépôt de ZÜRICH, | en 1927 | |
| 12920 | (MAERKLIN) : | « Ae 3/6 III » | Dépôt de BERN, | de 1937 à 1982 | |
| 13050 | (MAERKLIN) : | « Be 4/6 » | Dépôt de LUZERN, | en 1928 | |
Ainsi, en 1927, le premier « Gotthard-Pullman-Express » a été tracté sur territoire suisse de Lucerne à Chiasso (pour Milano C.) par la Be 4/6 12315 encore attribuée au dépôt d’ERSTFELD ; en 1928, le dépôt de Lucerne a été doté des Be 4/6 12314 à 12318, locomotives qui correspondent au modèle MAERKLIN de la RS 65/13050 ; c’est la raison pour laquelle, les RS 65/13050 ayant été produites de 1928 à 1931, mon modèle arbore bien évidemment les plaques de LUZERN. La même année, la tranche zurichoise de ce même train de luxe, entre Zürich et Arth-Goldau, était généralement attelée à une locomotive Ae 3/6 I de la série 10617 à 10630 (issues de la série 10617 à 10676), locomotives qui correspondent ainsi au modèle MAERKLIN fortement sublimé du modèle de ma RS 66/12910 ; à Arth-Goldau, cette tranche était ajoutée à celle en provenance de Lucerne, pour ne former plus qu’un seul convoi à destination de l’Italie (Milano C.) et retour le même jour (locomotive + un wagon-fourgon + deux couplages de deux voitures-salons Pullman du type « Côte d’Azur », dont l’une en deuxième classe avec cuisine et l’autre de première classe sans cuisine). Les Ae 3/6 I n’étant pas équipées du frein électrique jusqu’à l’apparition, dès 1931, des Ae 4/7 de la série 10973 à 11002 avec frein électrique, c’était donc toujours les Be 4/6 issues de la série 12313 à 12342, donc munies du frein électrique, qui assuraient ce convoi sur les fortes rampes et pentes de la Ligne du Saint-Gothard.
Malheureusement, ce train de luxe, qui demeurera jusqu’à la fin des temps le plus beau de tout ce qui a ferroviairement existé dans notre pays, fut supprimé en 1931 déjà, en raison de la crise économique. De 1941/1945 à 1948, toutes les Ae 4/6 étaient attribuées à Erstfeld ; en 1948, les 10807 à 10812 furent transférées à Bellinzone et, dès 1956, les 10801 à 10806 d’Erstfeld rejoignirent les machines tessinoises et la situation demeura ainsi jusqu’à leur fin, soit, pour les deux dernières locomotives, les 10805 et 10811, elles furent retirées le 3 mai 1983 et furent démolies à la fin du même mois. Ci-après, les photographies des plaques de dépôt de chacune de mes sept locomotives.
Ci-dessus, vue de ma « Re 4/4 » 409 de couleur bleue entre 1957 et 1959, arborant en bas à droite ses plaques de dépôt « LAUSANNE » sur la paroi latérale du côté des fenêtres supérieures de la salle des machines et des persiennes inférieures d’aération et, ci-dessous, la même situation sur la paroi latérale adverse, uniquement munie des fenêtres supérieures
Vue sur l’une des deux parois latérales de ma locomotive HAG 1101, sensée plus ou moins représenter la locomotive CFF à turbine à gaz Am 4/6 1101 au niveau de la caisse, ici munie de sa plaque « BASEL »
Ci-dessus, vue de l’une des deux parois latérales de mon « Ae 4/6 » 10805 (modèle BUCO 314 L) avec plaque de dépôt d’ERSTFELD et, ci-dessous, ma 10811 (également modèle BUCO 314 L) avec plaque de dépôt de BELLINZONA
Ci-dessus, le modèle MAERKLIN RS 66/12910, sublimé en « Ae 3/6 I » avec plaque de dépôt de ZÜRICH et, ci-dessous, ma RS 66/12920, également produite par MAERKLIN et sensée représenter une Ae 3/6 III avec plaques de dépôt de BERN
Enfin, voici une vue de l’une des deux parois latérales de ma RS 65/13050 de MAERKLIN, sensée représenter, toutefois en fort simplifié, les locomotives Be 4/6 de la Ligne du Saint-Gothard, ici en arborant sa plaque de dépôt de LUZERN









