RS 66-12920 avec roues Sécheron
Ultime amélioration de ma locomotive MAERKLIN RS 66/12920
Introduction:
Jusqu’à ce jour du 23 janvier 2026, ma locomotive MAERKLIN RS 66/12920 n’a reçu aucune modification depuis sa naissance en 1932. Comme déjà mentionné à plusieurs reprises dans divers chapitres du présent site Internet, ce modèle Tinplate 0 (qui demeure le plus imposant et le plus beau d’une locomotive électrique suisse de ligne à deux essieux au style Tinplate) représente en simplifié les locomotives CFF des types Ae 3/5 10201-10226 de 1922 à 1924 (au niveau des dimensions de la caisse) et Ae 3/6 III 10261-10271 de 1925 à 1926 en ce qui concerne les parois latérales et la toiture (quatre fenêtres sur la partie supérieure de chacune des deux parois latérales, ainsi qu’absence de surélévation centrale sur la toiture - comme c’est par contre le cas sur les Ae 3/5, nécessaire pour l’emplacement du transformateur -).
Les deux types de locomotives citées ci-dessus sont munies de trois essieux moteurs, à commande individuelle et chacun de ceux-ci entraîné par deux moteurs de traction couplés en série, avec ressorts extérieurs dans les corps de roues selon le système Westinghouse et hautement perfectionné par la Société Anonyme des Ateliers Sécheron à Genève (SAAS); ces essieux moteurs sont chacun équipés d’une couronne dentée latérale à denture droite. Il faut cependant ne pas omettre de signaler que les premières locomotives électriques CFF à avoir été munies de ce système d’entraînement ont été les Be 4/7 de la série 12501 à 12506 entre 1921 et 1922, prévues pour la traction des trains directs et express sur la Ligne du Saint-Gothard, selon le même cahier des charges que celui de leurs devancières du type Be 4/6 de BBC (Brown-Boveri), par contre munies d’un entraînement des essieux moteurs par bielles droites.
A titre de conclusion à cet alinéa, il est à relever que les Ae 3/5 et Ae 3/6 III ont toujours été réparées et révisées aux Ateliers Principaux d’Yverdon, alors que les Be 4/7, de 1921 aux années 1930, dépendaient des Ateliers Principaux de Bellinzone pour les grosses réparations et les grandes révisions. Progressivement à partir des années 1930, les Be 4/7 furent définitivement retirées de la Ligne du Saint-Gothard et attribuées sur presque toutes les lignes du Premier Arrondissement des CFF, de façon à ce que ces trois types de locomotives puissent désormais être regroupés et donc uniformément réparés et révisés à Yverdon; ces locomotives étaient attribuées aux Dépôts de Berne et de Bienne, alors que les Ae 3/5 et Ae 3/6 III étaient majoritairement attribuées au Dépôt de Lausanne puis, à la fin de leur vie, également regroupées à Berne.
Description de la modification apportée:
Fort de ces arguments cités ci-dessus, j’ai entrepris la confection d’imitations de la face frontale d’un essieu moteur Sécheron, en téléchargeant une image (trouvée sur Internet) de celui-ci sur “Excel”, puis en redimensionnant cette image au format à appliquer selon le diamètre des corps de roues intérieurs (donc sans les bandages ni les boudins) du modèle MAERKLIN, soit en l’occurence 32 mm., et en l’imprimant finalement sur du papier satiné de 100 gr/m2; une fois ces quatre imitations imprimées, j’ai perforé le centre de celles-ci au diamètre de 6 mm., de façon à ce que ces feuilles imprimées puissent passer autour de l’écrou central de fixation des roues et être ainsi efficacement collées sur les rayons des corps de roues. L’effet final est absolument convainquant. Ainsi, suite à la pose des imitations extérieures “Büchli” sur les roues motrices de ma RS 66/12910 (voir le chapitre “Embellissement final de ma locomotive MAERKLIN du type RS 66/12910”), voici donc venu le tour de l’application des imitations “Sécheron” sur les roues de ma RS 66/12920. Désormais, toutes mes locomotives présentent un aspect extérieur réaliste de leurs essieux moteurs. Ci-après quelques images de la réalité et du modèle ainsi amélioré, dont j’ai ainsi l’impression de conduire une authentique locomotive “10200”. En effet, suite à ces travaux, j’ai effectué une petite course d’essai de ma “Sécheron” à mi-parcours de la pleine voie, jusqu’à ce qu’après arrêt, je trouve un endroit parfaitement propice à une photographie explicite; ainsi, cette machine a quitté à basse vitesse (8 volts ou 3 crans de marche sur le combinateur du transformateur BUCO 5611) et haut-le-pied la gare du côté Sud. En roulant ainsi doucement, j’ai ainsi pu parfaitement entendre avec émotion le doux et nostalgique, voire carrément mélancolique et discret gémissement de ses engrenages; bref, une vraie “Sécheron” comme on les vénère.
Ci-dessus, voici l’aspect d’un essieu moteur pour locomotives CFF Be 4/7, Ae 3/5 et Ae 3/6 III, dont le diamètre des roues s’élève à 1610 mm.. Ci-dessous, l’essieu moteur central de l’Ae 3/5 10203, prêt à être retiré du châssis; chaque essieu était entraîné unilatéralement par deux moteurs jumeaux de traction de 300 CV chacun et couplés en série, moteurs ici légèrement visibles derrière la roue. Les essieux moteurs et porteurs étaient interchangeables entre ces trois types de locomotives. Les moteurs de traction des “10200” Ae 3/5 et Ae 3/6 III étaient identiques, alors que ceux des Be 4/7 étaient en outre équipés pour le freinage électrique sur résistances et ne convenaient donc qu’à ce type de machine, ceci en raison des couplages des inverseurs de marche, qui étaient donc différents par rapport à ceux des “10200”, non munies du frein électrique. La puissance des “10200” était de 1’800 CV, alors que celle des Be 4/7 était de 2’400 CV
Voici donc, ci-dessus et ci-dessous ma RS 66/12920, dont les corps de roues ont nouvellement reçu leur imitation extérieure de l’entraînement Westinghouse/Sécheron






